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« Poezik – 1er semestre » est en vente sur le marché depuis ce 07 avril. Un EP (mini album) composé de cinq (5) titres sorti par Jabir du collectif Vendredi Slam.

Les passionnés du slam ont eu droit à un « Listening Party » ce vendredi au Goethe Institut où l’artiste slameur, Jabir Malick procédait à la présentation de son EP intitulé « Poezik – 1er semestre ». Un mélange de poésie, de music, de rap et de soul, même si la poésie reste la matière première de l’oeuvre, d’où le sens du titre « Poezik ». Pour expliquer ce mélange de genres dans un projet fait en collaboration avec d’autres musiciens, Jabir rappelle les origines du slam qui, selon lui, est plus que du live ou de l’acapella. « Les gens l’oublient, mais le slam fait partie du hip hop. On a grandi en écoutant du rap et de la musique des années 90 avec l’influence des groupes comme PBS. Alors quand on a la poésie et le rythme, pourquoi ne pas allier les deux ? »

Pour autant, l’artiste ne veut pas perdre de vue l’idée qui est avant tout le slam, un art du spectacle oral et scénique, focalisé sur le verbe et l’expression. Dans son EP, le thème de l’amour occupe une place centrale. Le titre « Sad mbeuguel » prône la tolérance dans la différence de culture et de culte. « Il faut d’abord qu’on s’aime entre nous. Sinon il n’y aura de solution en rien », estime le slameur.

Comme l’amour, la femme aussi est aimée et chantée par Jabir avec le titre « Djigueen » qui est un hymne à la gent féminine. L’idée, selon lui, est de montrer la femme dans toute sa beauté. Et son inspiration, il ne la cherche pas loin. « Quand je parle de la femme, je prends exemple sur ma mère, mes sœurs, sur toutes les filles. Notre inspiration est là, autour de nous », confie-t-il.

Son projet musical laisse entrevoir un slameur qui puise dans ses racines sénégalaises. Ce qui explique l’usage du wolof dans quelques-uns de ses textes. Outre le slam, il est aussi à l’aise dans le chant. C’est dans « Original » que Jabir étale tout son talent de chanteur. Ce qui fait de lui un artiste assez polyvalent. « Quand tu es artiste, il y a des choses que tu ne peux pas contrôler. Il faut explorer d’autres domaines et se faire plaisir », telle est sa conviction. Engagé, il l’est. « Quand on est artiste, on est obligé d’être engagé », suppose-t-il.

Sa vision de l’originalité qui doit caractériser un artiste est plus ou moins originale. Convaincu que tout a été déjà dit et fait, Jabir inscrit sa logique dans le fait de « prendre quelque chose qui était là comme matière pour amener sa propre touche et en faire quelque chose d’original ». Admettant toutefois que cet art qu’on appelle le slam n’a pas encore une envergure, Jabir voit ainsi l’intérêt d’agrémenter son slam de mélodie. « Un slam avec lequel on peut voyager », propose-t-il, faisant allusion à son EP.

Ancien basketteur et pur produit du Collectif Vendredi Slam « pour l’éternité », comme il aime à le rappeler, Jabir Malick est aussi un enseignant qui voue un immense amour aux enfants. Son art à travers lequel il est connu au Sénégal et en dehors du pays ne l’empêche pas d’être humble et de rester dans l’esprit d’éducateur qu’il prône. En bon professeur, il ne compte pas s’arrêter à son « Premier semestre ». Jabir annonce un autre projet qui est en cours et qui est réservé pour le « Second semestre ».


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