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L’Association des femmes du ministère de la Santé et de l’Action sociale a organisé, hier, une conférence publique pour célébrer la Journée mondiale de la Santé autour du thème : « La dépression : parlons-en ».

La Journée mondiale de la Santé a été célébrée ce 7 avril. Le thème retenu cette année est « La dépression : parlons-en ». L’Oms définit la dépression comme « une maladie qui se caractérise par une tristesse persistante, une perte d’intérêt et une incapacité à accomplir les tâches quotidiennes, pendant au moins 2 semaines ».

Lors de la conférence publique organisée par l’Association des femmes du ministère de la Santé et de l’Action sociale, la psychiatre Aïda Sylla Ndiaye a évoqué quelques causes de la dépression. Elle a, entre autres, cité la consommation de drogue et d’alcool excessive, la perte d’un être cher ou d’un emploi, le chômage, le manque de sommeil, la pauvreté, etc. La psychothérapeute a même assimilé la joie excessive, l’excès de sommeil, tout comme un appétit excessif comme un des symptômes de la dépression, une maladie encore considérée comme un tabou. « La dépression peut être innée ou déclenchée par notre environnement. Les deux causes n’ont pas le même traitement », a précisé Mme Ndiaye, soulignant que le dépressif n’a d’autre remède que le suicide.

« Les suicidaires menacent toujours avant de passer à l’acte fatal ». Poursuivant, la psychothérapeute a avancé que « le dépressif n’a plus goût à la vie. Il dort peu, manque d’assurance et oublie vite. Il pense qu’il ne peut plus apporter son soutien à la société ». Prenant la parole, le ministre de la Santé et de l’Action sociale a plaidé pour une assistance accrue aux maladies professionnelles émanant de la dépression qui touche toutes les couches de la population. « Le milieu de travail est devenu, avec les nouveaux paradigmes, un lieu de forte pression morale occasionnant, entre autres, un épuisement professionnel, un manque d’enthousiasme au travail et une difficulté à prendre des décisions », a constaté Awa Marie Coll Seck tout en désapprouvant la stigmatisation. Selon elle, « la stigmatisation et la peur de l’isolement social empêchent les personnes affectées de se rendre dans des établissements de soins ». Le Pr Seck a estimé que « la dépression, c’est comme les urgences, elle arrive à tout le monde ». Elle est également convaincue du traitement efficace de la maladie à l’aide de thérapies par la parole, de médicaments antidépresseurs (…), etc.

Pour le représentant-résident de l’Oms, Dr Déo Nshimirimana, « il est important de prévenir et de traiter de toute urgence les personnes touchées par ce trouble mental et complexe ».

Serigne Mansour Sy CISSE

 

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