Partager
Lahad à Ouaga, après avoir reçu son prix

Le réalisateur de la célèbre série Tundu Wundu, lauréat du premier prix de meilleure série télévisée du Fespaco 2017, parle ici de son film et de la réalité de ce genre très en vogue au Sénégal.

Comment appréciez le cinéma sénégalais ?
A partir de Tundu Wundu, modestement parlant tout a changé. Toutes les productions, les réalisateurs ont fait des efforts, les acteurs ont réajusté pour améliorer la qualité. L’audiovisuel depuis quelques temps se développe, il y a de nouvelles séries que l’on voit. Il y’a un bon potentiel de faire pour faire des films mais les mécanismes ne fonctionnent pas. Les chaines de télé ne sont pas structurées pour faire face, elles n’ont même pas un département d’acquisition. Les diffuseurs doivent s’organiser davantage pour faire comme les autres chaines de télé. Le gros problème aujourd’hui, ce sont les diffuseurs. Ils doivent commencer à acheter des programmes. Nous, on ne peut pas être producteurs et commerciaux.

Quelles sont les autres grandes difficultés du secteur ?
Pour faire une série il faut beaucoup de moyens, tu peux trouver des parents pour t’aider. Mais, nous on tend vers l’industrialisation, pour tourner à l’aise et au Sénégal trouver des partenaires en amont est difficile. Ils attendent de voir, pour s’intéresser. Pour trouver de l’argent ailleurs, Al hamdoulilah on peut.
Mais les choses doivent évoluer. Par exemple, le Fopica ne pas m’a financé et je ne sais pour quelle raison. L’année dernière j’ai déposé le même document comme les autres, mais je n’ai rien reçu du fond. En ce qui consiste le tournage, si tu n’as pas assez d’argent, tu n’auras pas le temps du recul pour tourner et le boucler en quelques mois. Tourner au jour le jour te crée le problème sur l’écriture.
Il y’a aussi l’aspect du fonctionnement des télés, on est en retard, la série qui est diffusée n’est même pas visionné par le diffuseur, les télés doivent être partenaires, comme la Rti qui achète et revend la production. Je crois à l’avenir de la production audiovisuelle et cela peut créer beaucoup de richesses dans ce pays.

Lire la suite sur : www.nouvelhorizon.com